FESTIVAL INTERNATIONAL DE FILM ET VIDEO DE CREATION
Nouvelles images en mouvement


3ème édition

Du 6 au 9 mai 2008
A l'Académie Libanaise des Beaux-Arts - Sin el Fil - Liban

Français | English
Home Contact
PRESENTATION

3ème Edition
Mai 2008

2ème Edition
Mars 2006

1ère Edition
Avril 2004

 

LISTE DE DIFFUSION (MAILING LIST)
Pour recevoir des nouvelles au sujet du festival, remplissez ce formulaire :
Nom (optionnel) :
E-mail :
PROGRAMME
LE 7 MAI 2008. DE 22:00 A 23:45

 

Nat Muller
Nat Muller est curateur et critique indépendante, basée à Rotterdam. Elle a occupé des positions en tant que curateur au V2_, Institute for Unstable Media (Rotterdam) et De Balie, Centre for Culture and Politics (Amsterdam).
Elle s’intéresse particulièrement aux : intersections entre esthétiques, media et politiques ; (nouveaux) medias et art au Moyen-Orient. Elle a publié des articles en media off – et on-line ; elle contribue régulièrement à Springerin et Bidoun et donne des présentations sur l’art des (nouveaux) medias au niveau (inter)national. Ses derniers projets incluent : The Trans_European Picnic - The Art and Media of Accession (Novi Sad, 2004), DEAF_04: Affective Turbulence: The Art of Open Systems (Rotterdam, 2004); INFRA_ctures (Rotterdam, 2005), Xeno_Sonic: une série de performances son expérimentales du Moyen-Orient (Amsterdam, 2005), DEAF07 (Rotterdam, 2007), l’atelier "Between a Rock and a Hard Place? Negotiating Artistic Practice, Audiences, Representation and Collaboration within Local and International Frameworks" (Amman, 2007). Elle a été curateur de projections vidéos de projets et de festivals à Amsterdam, Rotterdam, Berlin, New York, Istanbul, Copenhague, Grimstad, Dubaï et Beyrouth. Elle a récemment co-édité le Mag.net Reader2: Between Paper and Pixel avec Alessandro Ludovico (2007) et travaille sur Mag.net Reader3: Processual Publishing, Actual Gestures, basé sur une série de débats organisés au Documenta XII. Elle est co-initiatrice de Upgrade! Amsterdam et a enseigné a Willem de Kooning Academy (NL), ALBA (Beyrouth), the Lebanese American University (Beyrouth) et the American University of Dubai (UAE). De plus, elle est conseillère des collaborations Euro-Med au sein de la Fondation Culturelle Européenne (FCE), de même qu’elle a été, cette année, membre du jury au prestigieux festival des médias, Transmediale, basé à Berlin. Elle est curateur en résidence a la Townhouse Gallery au Caire, d’Avril 2008 jusqu’en Avril 2009.

 

Bart Rutten
Bart Rutten (1972) est un principal expert en Art Vidéo Hollandais. Après avoir obtenu un diplôme en art vidéo à l’Université d’Utrecht, en 1997, il a travaillée en tant que chercheur en histoire de l’art au Netherlands Media Art Institute, Montevideo / Time Based Arts (www.montevideo.nl), et ce pour plus de huit ans. Il a lancé la librairie médiatique, a été impliqué dans le projet de préservation de l’art vidéo et a été à la tête du département des représentations (collection, distribution, expositions).
En 2005, il décide de quitter ce monde particulier des arts des nouveaux medias et se dirige vers le musée avec, en vue, des perspectives plus vastes sur les arts, croyant qu’un paradigme spécial concernant la vidéo et les arts des nouveaux medias est hors du temps. Actuellement, il travaille comme curateur pour le Stedelijk Museum of ‘s- Hertogenbosch (www.sm-s.nl) où il organise plusieurs expositions dans lesquelles l’art de l’image en mouvement est intégré aux pratiques plus larges du musée. Il a organisé, entre autres, Post Horizon, un show en solo de Persijn Broersen / Margit Lukács (2006), une des nouvelles stars de l’art contemporain hollandais. The Fish Pond Song, une exposition en solo de Kooijmans (2008) and Nederclips (2007), un aperçu sur les meilleurs vidéo-clips artistiques de musique hollandaise. Cette exposition a largement fait l’objet de plusieurs articles de presse et a attiré une grande audience.
Par ailleurs, il a enseigné et enseigne toujours dans diverses académies d’art et à l’Université d’Utrecht. Actuellement, il est professeur visiteur au Sandberg Institute (www.sandberg.nl), le département de masters de Rietveld academy à Amsterdam. Le Sandberg Institute dirige aussi One Minute Foundation (www.theoneminutes.org). Bart Rutten participe en tant que conseiller à cette fondation.
De plus, dans le cadre du projet Impakt Festival (www.impakt.nl), il est conseillé du programme des artistes en résidence et participe au comité de sélection.
Bart Rutten écrit régulièrement dans le magazine Metropolis M et la revue de films Skrien. Il écrit aussi des biographies pour des catalogues d’expositions au niveau international (surtout sur des artistes qui réalisent des vidéos et des films). En 2003, il publie en collaboration avec Jeroen Boomgaard le livre : The Magnetic Era, video art in the Netherlands 1970 -1985.

 

Remerciements à :
Netherlands Media Art Institute
MonteVideo/Time Based Arts
Amsterdam

 

Seasonal Cuts
Sélection par Bart Rutten et Nat Muller

Le « seasonal » est un sujet récurrent et utilisé dans les arts, spécialement dans les arts visuels et les films. Dans ses formes les plus mimétiques, il s’étend de la peinture réaliste à la photographie de paysages (bien reconnue dans le canon hollandais). Même dans les films hollywoodiens, ceci fonctionne principalement comme une métaphore pour le changement du temps. Les caractéristiques primordiales de ces approches se rapportent à la lumière, à la couleur et au symbolisme de questions typiques comme l’aridité de l’hiver, la renaissance du printemps, les joies de l’été et la récolte de l’automne. Avec « Seasonal Cuts », nous étirons et tournons l’idée du saisonnier en redirigeant le passage du temps dans le domaine du politique et celui de l’absurde. De plus, les œuvres présentées partagent chacune le souci des propriétés techniques et esthétiques de l’image en mouvement, d’une manière a ce que le montage et les coupures deviennent soigneusement des indicateurs de moments où le passage de temps marque une condition de stase, ou bien inversement, où l’inertie signifie le changement.

 

La liste des vidéos :

 

Driessens Verstappen (NL) “ Frankendael 2001”, 2002, loop
Dans leur œuvre, le couple artiste Driessens et Verstappen explore un système meta-créatif dans lequel l’expression et l’expérience esthétiques sont découplées de l’artiste individuel. Afin d’y accéder, ils investissent des algorithmes – physiques, chimiques ou basés sur l’ordinateur – pour le développement des processus de production d’image et des univers artificiels. ‘Frankendael 2001’ est une installation basée sur un logiciel pour lequel neuf lieux du Frankendael park d’Amsterdam ont été documentés sur une année. Neuf autres scènes ou perspectives furent photographiées quotidiennement, du même point de vue et toujours a midi. Utilisant un logiciel développé dans cette perspective, ces plans ont été montés dans un mouvement fluide qui révèle les changements de saison et les transformations du paysage. La nature se révèle en tant que système de vie artificiel, ou comme un univers dont les qualités naturelles peuvent seulement être exposées à travers des moyens artificiels et artistiques.

 

Guido van de Werve (NL), Nummer Negen (The day I didn't turn with the world)”, 2007, excerpt
Que se passe-t-il quand vous prenez une journée de congé, refusant de tourner avec le monde ? une journée pareille, sans action ni mouvement, n’a pas de conséquences, pourrait-on penser. Van Der Werve a pris cette question assez littéralement et quitta pour le Pôle Nord où il passa 24 heures sur l’axe du monde. Durant toute une journée, il ne bougea pas avec la Terre mais la planète a plutôt tourné autour de lui ; juste regardons son ombre. Cette quasi inversion Copernicienne est à la fois cool et pathétique, absurde et poétique, grotesque et émouvante. Un petit homme dans le milieu d’une blanche surface glaciale pleine de poudre de neige tourbillonnante.

 

Yane Calovski (MK) & Fos (DK), “An Early Lost Play”, 2006, 11’42”
An Early Lost Play est composé d’une série d’actions publiques performées par un personnage – une jeune femme, Tanja – traitant de sa propre indifférence face a la situation politique actuelle au Danemark. Elles sont enregistrées sur vidéo et produites en tant que 8 courts épisodes compris comme interventions dans les médias. Alors que la situation réelle évolue et progresse, la connexion existentielle du personnage à la réalité, construit sur un certain type d’idéalisme social, dévalue et elle perd les contraintes d’un individu soumis aux codes acceptés de comportement social. Le travail tente de déconstruire ces codes existentiels, ainsi que révéler et provoquer des questions de moralité sociale, d’évasion de la réalité, de non-assentiment et d’humanité. Les actions performées par le personnage sont liées à la démystification de l’idéologie sociale, à travers des démonstrations individuelles contre les normes et les standards conservateurs et libéraux.

 

Adel Abidin (IQ/FI), “Vacuum”, 2006, 8’55”
Ayant assez souffert de l’interminable hiver en Finlande, Adel décide finalement d’agir. A l’aide d’un aspirateur imperméable et un appareil photo, il est allé à la mer gelée et a commencé à travailler...

 

Michael Blum (AT), “The Three Failures”, 2006, 22’4”
Un conte de fées sur le communisme, la démocratie sociale et le capitalisme.

 

Meiya Lin (CN/NL) “Lost Paradise”, 2007, loop
La bande originale – une chanson communiste chinoise très populaire – est la clé de cette vidéo. Elle est chantée dans l’éloge de la belle flore et l’agréable brise printanière ; son ton est clair et gai. La chanson raconte la manière de profiter du temps en plein-air, dans une société communiste parfaite. De plus, elle annonce notre brillant avenir. Lin choisit de structurer la vidéo selon la structure de la chanson, par lequel elle crée un environnement non existant, dans espace sorti de nulle part : un espace d’un paradis perdu.

 

Manuel Saiz (ES/JP), “Parallel Paradises”, 2007, 4'
« Parallel Paradises » débute par des images pétillantes d’une jeune forêt dans les couleurs automnales. La forêt est peinte par juste quelques plans : troncs minces, le sol couvert d’aiguilles et de feuilles, les rayons de soleil s’infiltrant a travers le feuillage. Puis deux filles sont debout ici, surgissant de nulle part, chacune portant une fleur dans ses cheveux noirs. Est-ce que l’artiste Espagnol Manuel Saiz, tout comme Paul Gauguin il y a un siècle, est devenu obsédé par l’exotisme ? S’il a voulu refléter l’érotisme séduisant des filles insuffisamment parées dans les bois, son choix de saison est étrange, c’est le moins que l’on puisse dire. Le printemps et l’été auraient été plus convenables pour des connotations sensuelles. Par ailleurs, le choix d’une forêt de zone tempérée plutôt que d’une forêt tropicale humide et le fait que leurs talons rose et blanc soient totalement déplacés dans cet environnement suggère qu’il est question de quelque chose d’autre. Et finalement, la danse que les deux filles effectuent parfaitement et synchroniquement est trop rapide et contemporaine pour passer comme ancienne et traditionnelle. Le titre indique l'intention principale de l'artiste : deux mondes très différents entrant momentanément dans une symbiose. Le documentaire de nature rencontre « Saturday Night Fever ». Ces beautés japonaises dansent le parapara, une tendance de disco populaire au Japon. La couronne de lumière du soleil autour de leurs têtes remplace les lumieres disco en pulsation. Le son rythmique de leurs pas est un accompagnement aux chansons d'oiseau.

 

Guido van de Werve (NL), “Nummer acht (Everything is going to be alright)”, 2007, 8’36
Une mer gelée avec rien sur l'horizon, à part un grand bateau qui force sa voie à travers la glace. Une figure minuscule devance ce brise-glace de quelques mètres, comme s'il devait mener sur le chemin. Une image plus monumentale pourrait à peine être imaginée. Van der Werve, portant un manteau ordinaire qui pend sur son corps comme s'il venait de quitter sa maison, s'est aventuré sur la mince glace. La distance entre ses pas sur la glace et le canal s'ouvrant derrière lui est parfois si légère qu'elle vous fait tenir votre souffle. Mais regardant derrière lui pourrait être fatal. La vue de ce bateau colosse et la connaissance qu'il pourrait l'engloutir à tout moment pourrait soudainement affaiblir ses genoux. La réalité, avec tous ses désastres et ses terrifiants tours, pourrait le menacer. Marcher imperturbablement est son unique chance, et tant qu'il entretient son allure, tout va être bien.

 

^
^
^
^       (c) FIFVC 2004-08