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A CAUSE DE LA SITUATION AU LIBAN (MAI 2008), CETTE PARTIE EST PRESENTEE LE 13 JUIN 2008 - 19h-20h45
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Ricardo Echevarría, artiste visuel et curateur indépendant. Président d’AVAM, Espagne
Né à Toledo en 1972.
Formation.
Beaux-Arts (Nouveaux médias) et musique éléctroacoustique
Phd. en nouveaux médias et études d’architecture.
Parmi les expositions personnelles : Párraga Art Center (Murcia), ArtNueve Gallery (Murcia), Blanca Soto Gallery (Madrid), Forvm Chantal-Grande (Tarragona), Caixa Foundation (Lleida).
Parmi les expositions de groupe : Art Glogauer (Berlin), Madrid Abierto, Palau de la Virreina (Barcelona), Arco, MACBA (Barcelona), Museum Reina Sofía (Madrid), LACPS (Los Ángeles, EE.UU), Centro de Arte Santa Mónica (Barcelona), Germinations X (Athens, Greece), CyMar (Weimar, Alemania)
Projets et activités: Président de AVAM (Professional Art Association of Madrid), Curateur pour La Caixa Foundation (Barcelone), NBK Gallery (Berlin), fondateur de Aleph-arts (1996), premier site net.art en esagnol, curateur de l’exposition enligne au Universal Expo de Hannover, Möbius Internacional Award, Castilla-La Mancha 1er prix pour la photographie et la création vidéo. |
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Projection sélectionnée par Ricardo Echevarría
« Mouvements calmes »
A côté du boom de la vidéo, perçue comme média/catégorie artistique dans les années ’70 et ’80, c’est dans les années ’90 qu’une scène artistique de la vidéo a pu être considérée comme se rapportant à l’environnement artistique en Espagne.
L’absence d’une éducation technique en audiovisuel constitua une caractéristique commune aux écoles d’art pendant ces dix dernières années. De plus, l’accès aux ressources professionnelles a, de tout temps, constitué une question majeure dans notre pays.
Cependant, l’arrivée des ordinateurs a mis entre les mains de l’artiste un outil d’expérimentation de ce média. L’artiste a pu, par ailleurs, se concentrer sur le concept, plutôt que sur la forme de la vidéo de création.
A partir d’une expérimentation formelle pendant les dernières décades, surgissent plusieurs lignes discursives qui forment, aujourd’hui, le substrat de l’environnement espagnol de l’art vidéo.
Ces lignes sont, à mon avis, les suivantes :
Une utilisation exhaustive de la vidéo comme destination finale des actes de performance, plutôt que la performance publique.
De ce point de vue, les œuvres de Joan Morey sont les plus représentatives.
Le documentaire créatif/post cinéma. Un pas au-delà de la structure narrative classique dans l’approche du documentaire, ainsi qu’une « violation » et un emploi extensif des structures classiques du cinéma dans le sens opposé : déstructurer la ligne narrative afin de proposer de multiples significations.
Ivan Merino a travaillé, depuis plusieurs années, dans ce domaine.
Post TV. Un usage extensif des archives de la TV dans le but de produire un discours critique envers les médias. Cet aspect particulier est représenté, lors de ces projections, dans les œuvres de Andrèes Hispano et Felix Pérez Hita.
L’animation sur ordinateur. Loin des productions commerciales FX, l’ordinateur, grâce à ses outils, a permis aux artistes contemporains d’utiliser ce type de représentation. Les vidéos de Sofía Jack sont développées dans ce registre.
Post-cinéma et vidéo conceptuelle. Usage de la vidéo en tant que partie du discours conceptuel de l’œuvre d’art. Ceci s’ajoute à la déstructuration des lignes narratives classiques, ainsi qu’aux enregistrements vidéo, comme faisant part de l’œuvre artistique. Mes vidéos sont construites dans cet esprit.
Joan Pueyo est un nouvel artiste (pas assez reconnu) qui a travaillé suivant ces règles depuis ses premières productions. Il peut être considéré comme pionnier dans cette catégorie.
D’autres aspects de la scène artistique espagnole sont à prendre en considération.
Il n’existe pas une structure de distribution des œuvres d’art vidéo. Les chaînes de télévision (commerciales et gouvernementales) et les portails de web vidéo ne sont pas intéressés par la vidéo et ne l’incluent pas dans leurs grilles.
Les galeries appliquent le schéma « objet d’art traditionnel » pour commercialiser l’art vidéo. Ceci oblige l’art vidéo à fonctionner contre ses propres principes : le potentiel d’atteindre une plus large audience.
L’édition constitue aussi une question essentielle. Aucune boite de production n’est normalement intéressée par l’art vidéo. Les magazines et les musées ne jouent pas non plus ce rôle alternatif.
Le paysage n’est, ainsi, pas le meilleur (ce que vous pouvez vérifier lors des rencontres internationales dans lesquelles les Espagnols ne sont pas, ou très peu, représentés). De plus, les lignes discursives décrites plus haut ne sont pas nouvelles.
Toutefois, la qualité s’améliore et l’artiste utilise de plus en plus la vidéo comme un média/outil « naturel » pour sa création artistique. Ceci met la vidéo sur un pied d’égalité avec le reste des catégories artistiques contemporaines en Espagne.
Ricardo Echevarría. Madrid, 3 Janvier 2008 |
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Joan Pueyo, “Massa sol al cap”, 1999, 7 min
Un des pionniers de l’art vidéo de Barcelone, Joan expose, dans une de ces dernières œuvres, réalisée avant de quitter l’activité artistique, le puzzle de ses idées autour du corps, de l’environnement quotidien et des pensées intérieures sur la folie. Le titre en catalan signifie « beaucoup de soleil dans la tête ». |
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Ivan Marino, “Über die Kolonie”, 1997, 18 min
Ivan part à Berlin pour filmer un documentaire sur une résidence pour enfants abandonnés. Il trouve la pellicule d’un ancien film documentaire, à partir de laquelle il construit l’histoire du lieu et de ceux qui l’habitaient dans le temps. |
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Joan Morey, Arcada Girl”, 1996, 4 min
(performance vidéo)
Performance vidéo en solo d’un drag-queen exécutant un acte simple. Celui de vomir. |
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A.Hispano & Felix Pérez-Hita, “El mundo inmediato”, 2000, 15 min
(documentaire créatif)
Une réflexion sur le paysage médiatique et le contrôle des médias, utilisant les archives télévisuelles. |
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Ricardo Echevarria, “Be”, 2001, 3 min
(art vidéo conceptuel)
Une séquence exposant une double réflexion (image et concept) du verbe « être ». |
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Ricardo Echevarria, “Yosinyo”, 2004, 14 min
(art vidéo conceptuel)
Le titre « moi-sans-moi » montre une série de séquences dans laquelle l’idée du « moi » flotte vers la vidéo. |
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Ricardo Echevarria, “Double lcon", 2005, 5 min
(post-cinéma)
Un nouvel mixage de la dernière séquence du dernier film de Bruce Lee (Double Dragon), montrant en écran double, une réflexion (utilisant le miroir) sur l’image, l’icône et le moi. |
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Sofia Jack, “Casa B-300”, 2006, 6 min
(graphisme animé)
Une histoire animée sur ordinateur au sujet des machines qui façonnent l’environnement humain. |
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Ricardo Echevarria, “Arquitecturas del pensamiento”, 2004, 12 min
(documentaire de création)
Créée, à la base, à l’occasion des 100 ans de la fondation La Caixa, la vidéo montre le processus architectural et conceptuel de la construction du sens et de la culture. La voix du narrateur utilise le Tao Te King comme lien entre les différentes scènes. |
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(c) FIFVC 2004-08
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